L’audit de contenu éditorial : pourquoi, comment et à quel prix ?

Un audit éditorial est un état des lieux qui se focalise sur le contenu éditorial d’un site web. 

 

Autrement dit, il concerne les articles, les fiches produits, les pages fixes et les landing pages. Comme toute analyse de l’existant, son but est clair : cibler vos opportunités et vos faiblesses. Et ainsi mettre en place des actions précises. 

 

Mais sur quels critères se base-t-on pour déterminer la qualité d’un contenu SEO ? Peut-on réellement se fier aux résultats de ce type d’analyse ? Et surtout, en a-t-on vraiment besoin ? 

Mes réponses, en bref :

  • Un audit éditorial analyse toutes les facettes d’un contenu, depuis son optimisation SEO jusqu’à son UX, en passant par la qualité rédactionnelle. Cette étude se base sur des critères tangibles et objectifs. 
  • Si l’audit est correctement réalisé, il vous permet de gagner du temps (et de l’argent), car il vous permet de cibler vos actions. 
  • Vous avez travaillé main dans la main avec un·e expert·e SEO et/ou un·e rédacteur·trice web ? Dans ce cas, vous n’avez probablement pas besoin d’audit. Vous avez confiez cela à une IA, ou à un·e débutant·e ? … Mieux vaut faire un audit ! 

Audit éditorial : de quoi s’agit-il, exactement ?

Le but d’un audit éditorial est de révéler les faiblesses d’un contenu pour savoir où et comment agir. Plus l’étude est détaillée, plus les actions pourront être précises, et donc, efficaces. 

 

En ce qui me concerne, j’analyse : 

 

  • L’optimisation SEO : est-ce que le contenu renvoie un signal positif aux algorithmes ? 
  • Le style rédactionnel : est-ce qu’il est utile et agréable à lire ? 
  • La dimension marketing : est-ce qu’il donne envie de passer à l’action ? 
  • Et l’UX, l’expérience utilisateur : est-ce qu’il est présenté de manière pratique et cohérente ? 

 

Comme je l’explique plus loin, il ne s’agit pas de répondre de manière approximative et subjective. Chaque item de l’audit fait l’objet d’une analyse rigoureuse, permettant de formuler des recommandations précises. 

Bon à savoir

Comme tout audit, l’audit de contenu éditorial suit 7 principes (norme ISO 1901). Si vous confiez cette mission à un ou une freelance, ces principes sont des promesses qu’il ou elle doit s’engager à respecter. 

 

  1. Déontologie
  2. Restitution impartiale
  3. Conscience professionnelle
  4. Confidentialité
  5. Indépendance
  6. Approche fondée sur les preuves
  7. Approche fondée sur les risques 

Devez-vous réaliser un audit de contenu éditorial ?

Si vous envisagez de réaliser un audit éditorial, c’est que vous n’obtenez pas les résultats escomptés. Très factuellement, cela se traduit par peu de visibilité sur Google, peu d’interaction sur votre site web, peu de ventes… et parfois même, des retours négatifs. 

 

Certains KPIs (Key Performance Indicator) peuvent d’ailleurs confirmer (ou pas) vos soupçons ! 

 

  • Le taux de clics (CTR) depuis Google, qui montre si vos titres et métadescriptions attirent les internautes ; 
  • Le taux de rebond, qui indique si vos visiteurs trouvent rapidement ce qu’ils cherchent ; 
  • Le temps passé sur la page, qui reflète l’intérêt réel de votre contenu ; 
  • Et bien sûr, le nombre de conversions (ventes, demandes de devis, inscriptions).

 

Ceci dit, la visibilité d’un site ne dépend pas uniquement de la bonne ou mauvaise optimisation SEO de ses contenus. Elle repose aussi sur : 

 

Le SEO technique (ou on-page) : temps de chargement, ergonomie mobile, structure du site, balises…

– Et sur le SEO off-page : la qualité et la quantité de vos backlinks, qui renforcent l’autorité et la fiabilité de votre domaine aux yeux de Google.

 

Alors, comment savoir si le problème vient bel et bien de votre contenu ? 

 

Plusieurs indices peuvent vous mettre la puce à l’oreille. Si votre contenu date de plusieurs années, par exemple. Ou si vous avez confié la rédaction à une personne non qualifiée, à un grand débutant ou une IA. 


Si vous voulez mon avis, le plus sûr est de réaliser un audit SEO technique (et éventuellement off-page) de votre site, en amont de l’audit de contenu. De cette manière, vous partez sur de bonnes bases.

Peut-on réaliser un audit éditorial soi-même ?

Entre les innombrables ressources disponibles gratuitement sur internet et l’IA, je comprends que vous soyez tenté de réaliser vous-même l’audit éditorial de votre site web. Je suis également bien consciente que la dimension budgétaire entre en jeu. 

 

Un audit éditorial est facturé à partir de 500 euros. Cher, pas cher… Ce n’est pas la bonne façon de raisonner. 

 

La vraie question est la suivante : avez-vous le temps d’apprendre à faire un audit éditorial et de le réaliser correctement de A à Z ? 

 

Si la réponse est oui, alors mon article devrait vous filer un petit coup de pouce. 

Comment analyser la performance d’un contenu web ?

L’objectif d’un audit n’est pas d’arriver à la conclusion qu’il faut “faire table rase”. (Pas besoin d’un audit préliminaire pour cela, non ?)


Son vrai but, c’est de dire “c’est ÇA qu’il faut améliorer en priorité”. Et pour cela, il faut se mettre dans la peau d’un critique impitoyable et aller chercher la “p’tite bête” dans les moindres recoins.

L’optimisation SEO des contenus

Ici, il s’agit de répondre à la question : est-ce que tous les signaux sont au vert pour Google ? 

 

Ces critères SEO sont nombreux. Après plusieurs essais, j’en ai conclu que la meilleure façon de procéder est de suivre une check-list, dont voici les principaux items : 

 

  • Mot-clé principal et secondaire : sont-ils identifiés ? 
  • Nombre de mots : plus ou moins que la concurrence ? 
  • Champs SEO : slug, meta-title, meta-description, image mise en avant, etc. 
  • Titres : hiérarchie Hn, présence du mot-clé, champ sémantique, etc. 
  • Images : nombre, format, balise, nom du fichier, etc. 
  • Contenu : densité du mot-clé, utilisation du champ sémantique, etc. 
  • Maillage interne/externe : nombre de liens, sont-ils fonctionnels et pertinent ? L’ancre est-elle optimisée ? Sont-ils en dofollow/nofollow ? 



La qualité rédactionnelle

Juger de la qualité rédactionnelle d’un contenu peut sembler très subjectif. C’est indéniablement le cas lorsqu’il s’agit d’un roman ou d’un poème. Les contenus pour le web, eux, doivent répondre à certains critères tangibles

 

Parmi les critères que j’examine lorsque je réalise un audit de contenu : 

 

  • Le score obtenu au test lisibilité Flesch, qui permet d’évaluer le niveau de fluidité d’un texte et de savoir s’il est adapté ou non au lectorat ; 
  • L’orthographe, la grammaire et la conjugaison ; 
  • La variété du vocabulaire, des mots de transition ; 
  • L’utilisation d’un champ lexical adapté et exhaustif ;  
  • La présence de périphrases (communément appelées “bla-bla”) et de répétitions ; 
  • La présence de marqueurs d’IA (qui crient “ce texte n’a même pas été relu par un humain, mais faites-nous confiance”) ; 
  • Le déroulement logique du contenu (information utile dès le début, rappel de cette information dans la conclusion, etc.). 

 

Encore une fois, je procède de manière méthodique, avec une check-list “bête et méchante”. Mais redoutablement efficace. 

La dimension marketing des contenus

Les contenus pour le web ont la particularité de servir au moins trois objectifs : 

 

  1. Améliorer la visibilité du site sur internet ; 
  2. Renforcer l’expertise de l’entreprise ; 
  3. Et … vendre. 

 

Quel que soit le contenu, qu’il s’agisse d’une page “à propos” ou d’un article pédagogique, l’intention, la vraie, est toujours la même : séduire le lectorat. Et le pousser à l’action

 

Donner envie au lecteur de lire d’autres articles, de s’inscrire à la newsletter, de consulter une fiche produit, prendre contact… Telle est là, selon moi, la finalité d’un contenu pour le web. Et, de ce fait, il est important de vérifier que certains mécanismes “marketing” sont posés au bon moment et au bon endroit. 

 

Parmi les outils les plus couramment utilisés, il y a : 

 

  • Les CTA (call to action) ; 
  • Les listes à puce d’arguments clés ; 
  • Les données chiffrées et avérées ; 
  • Les preuves de satisfaction. 

 

J’analyse également le copywriting, c’est-à-dire la force persuasive du texte. Autrement dit : est-ce que les mots choisis donnent envie de cliquer, d’acheter, de s’inscrire, de poursuivre la lecture ? Pour cela, j’analyse également : 

 

  • Le titre : est-ce qu’il capte l’attention ? 
  • La promesse : est claire ? 
  • Les bénéfices (qui ne concernent pas uniquement les caractéristiques) : sont-ils mis en avant ?  
  • Le ton : correspond-il à la cible ?

Pour des contenus stratégiques comme les landing pages ou les fiches produits, il m’arrive de solliciter l’expertise d’un·e collègue spécialisé·e en copywriting.

L’UX : l’expérience du lecteur

Enfin, dernière étape d’un audit de contenu, celle qui va analyser l’expérience utilisateur (UX). Il s’agit ici de vérifier que le contenu est agréable et pratique à parcourir. Encore une fois, je réalise mon étude en m’appuyant sur des critères objectifs : 

 

  • Le responsive, c’est-à-dire, si le design de l’article ou de la page est adapté à un affichage sur smartphone. Pour rappel, plus de ….% … (donne le pourcentage d’internaute qui naviguent sur internet via leur téléphone) 
  • Le temps de chargement de la page
  • La mise en page : présence d’un sommaire, titres lisibles, taille de police, etc.; 
  • La navigation entre contenus : liens visibles et pertinents, présence d’un menu, bouton de retour, etc. ; 

Et après l’audit éditorial … Que faire ?

Dans la plupart des cas, l’analyse des résultats et les recommandations sont inclus dans l’audit. Parfois, il s’accompagne même d’un plan d’action détaillé, de façon à vous donner les clés pour agir vite et bien. 

 

Sauf rares exceptions, je préconise généralement la feuille de route suivante : 

 

  1. Corriger les erreurs délétères : contenu dupliqué, vide ou non indexé ; 
  2. Renseigner les balises images et les champs SEO 
  3. Optimiser le contenu existant : Hn, maillage interne, ajout et/ou reformulation de contenu, etc. 
  4. Ajouter des éléments marketing : CTA, photos produits, encarts, etc.
  5. Vérifier le responsive.

 

En ce qui me concerne (et c’est le cas de la plupart de mes collègues), les résultats de l’audit sont toujours vulgarisés et expliqués de manière claire, lors d’un appel. 

L’audit éditorial : FAQ

Qu’est-ce qu’un audit SEO ?

Un audit SEO est une analyse complète de votre site internet afin de vérifier sa capacité à apparaître dans les moteurs de recherche. On y étudie notamment la structure technique du site, la qualité des mots-clés, la performance des pages (vitesse, indexation, balises) et les liens entrants/sortants.

Je recommande de réaliser ce type d’audit en amont de l’audit de contenu. 

Quelle différence avec un audit éditorial ?

L’audit éditorial se concentre uniquement sur le contenu : sa qualité rédactionnelle, sa pertinence, sa structure et son efficacité auprès des lecteurs. Là où l’audit SEO englobe l’ensemble du site (technique, netlinking, architecture), l’audit éditorial met le texte au centre de l’analyse. Les deux sont complémentaires.

Quel est le principal but d’un audit ?

Le but d’un audit est d’identifier les forces et les faiblesses de vos contenus, afin de mettre en lumière les actions prioritaires qui vous permettront d’obtenir le meilleur retour sur investissement avec un minimum d’effort.

À qui s'adresser pour obtenir un audit de contenu éditorial ?

En général, il est réalisé par consultant·e SEO, rédacteur·rice web expérimenté·e ou content strategist.
L’important est de choisir un ou une professionnelle une double compétence : comprendre les règles du référencement naturel et savoir évaluer la qualité rédactionnelle et persuasive d’un texte.

Quelles sont les étapes d’un audit éditorial ?

  1. Définir les objectifs : même si je recommande toujours une étude complète, certains clients préfèrent cibler un aspect précis, comme l’optimisation SEO.

  2. Réaliser l’inventaire des pages : cette étape permet d’identifier l’ensemble des contenus à analyser, mais aussi de repérer les pages non indexées, les doublons ou les pages vides.

  3. Analyser le contenu : c’est le cœur de l’audit. (J’ai détaillé cette étape dans la partie précédente de l’article.)

  4. Formuler des recommandations : l’auditeur ne se contente pas d’énumérer les actions à mettre en place : il propose également un ordre de priorité, pour maximiser l’efficacité des efforts.

  5. Livrer l’audit : le rapport est généralement remis au format PDF ou sous forme de présentation (type PowerPoint).

  6. Présenter les résultats : un rendez-vous, en visio ou en présentiel, permet d’expliquer les conclusions de l’audit et de répondre aux questions du client.

Combien coûte un audit ?

Le prix dépend de l’ampleur du site et du niveau d’analyse souhaité. À titre indicatif, un audit éditorial peut varier entre 300 € et 1 500 € pour un site vitrine ou un blog de taille moyenne. Pour un site e-commerce avec des centaines de fiches produits, le budget peut être plus élevé. 

Vous avez d’autres questions concernant l’audit de contenu ? N’hésitez pas à me contacter